Marche et hypnose sur Compostelle

Hypnose ET chemin vers soi

Marche, Compostelle et transe naturelle

En mars 2025, j’ai pris seul le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au départ du Puy-en-Velay. J’ai atteint Santiago de Compostela, après 48 jours de marche et plus de 1 500 km à pied.
Marcher chaque jour, pendant presque 7 semaines, avec seulement l’essentiel (un sac de 8 kg) et en silence, m’a fait toucher quelque chose de très précis : un état de présence particulier, une forme de transe naturelle où l’esprit se clarifie, le corps devient boussole, et l’on se rapproche de l’essentiel.
Aujourd’hui, en tant que praticien en hypnose, j’explore ce même fil : comment passer du mental qui sature à une reconnexion à soi, plus simple, plus vivante, plus alignée.

Le corps comme point d’appui solide.

Sur le Camino, j’ai découvert une endurance que je n’imaginais pas : malgré les bobos, mon corps était prêt à repartir, chaque matin, pour 30 km ou plus.

Hippocrate, médecin grec de l’Antiquité (considéré comme le père de la médecine occidentale), disait : « La marche est le meilleur remède pour l’homme. »

Quand le corps avance, il crée un cadre : respiration, rythme, fatigue saine, récupération. Ce cadre favorise une stabilisation intérieure et un retour au concret.

Une désintoxication de l’urgence.

Le chemin de Compostelle impose un autre tempo. Le temps long transforme : on cesse de “faire”, on commence à “être”.

« Quand je fais trente kilomètres par jour, à pied, je calcule mon temps en années ; quand j’en fais trois mille en avion, je calcule ma vie en heures. » (Régis Debray)

C’est exactement ce que j’ai vécu : une résistance douce à la vitesse, aux écrans, à la performance, à la surconsommation d’informations.

L’expérience relationnelle : soi et les autres.

Le Camino, c’est aussi un chemin vers l’autre : des rencontres simples, des conversations essentielles, et le soutien discret des hôtes et hospitaliers.

Si tu veux marcher vite, marche tout seul; si tu veux marcher loin, marche avec les autres.” (Proverbe africain)

Cette qualité de lien ouvre la confiance et permet de trouver en soi les ressources pour continuer le chemin.
MARCHE ET TRANSE

Ce qui se passe vraiment en chemin

Quand on marche longtemps, surtout en silence, il se produit souvent :
  • une attention élargie (aux sensations, aux sons, au paysage) ;
  • une baisse de la rumination (“le mental tourne moins”) ;
  • une montée d’idées nouvelles, d’associations, de prises de décision plus claires.
La recherche en psychologie cognitive a montré que marcher augmente la production d’idées (créativité “divergente”), comparé à rester assis. Cette disponibilité mentale ressemble à ce qu’on recherche en hypnose : un état où l’on accède plus facilement à des ressources, à des images, à des solutions.
Ralentir n’est pas “perdre du temps” : c’est retrouver du temps et se retrouver soi.
UNE HISTOIRE ANCIENNE

Notre rapport à la nature

Enfant, après l’école, on m’emmenait marcher en forêt où j’ai découvert la contemplation, le lien au vivant, et une forme de sécurité intérieure.
Devenu père, j’ai choisi de voir grandir mes enfants près de la mer : la plage, été comme hiver, la navigation comme école de liberté et de respiration.


À 50 ans, marcheur aguerri, j’ai pris seul le chemin pour faire le point et initier un nouveau départ. Depuis mon retour, je reste en mouvement et j’explore de nouveaux chemins, cette fois comme accompagnant pour vous guider sur votre chemin intérieur, vers la transformation.

De Compostelle à l’hypnose

Un chemin vers soi

Avec l’hypnose ericksonienne, partir à la rencontre de soi, c’est une expérience d’attention qui permet :
  • de remettre du mouvement là où quelque chose est figé ;
  • de retrouver un accès au corps, aux émotions, à l’imaginaire ;
  • de se réorienter quand on a perdu ses repères.
Alors si vous sentez que :
  • les écrans, le rythme de travail et la pression vous ont éloigné de vous-même,
  • vous vous sentez coupé de vos émotions,
  • vous manquez de repères pour savoir “où aller”,
  • vous avez besoin de ralentir pour retrouver de la clarté,
l’hypnose peut devenir un chemin intérieur, inspiré par cette intelligence de la marche.

FAQ

La marche aide souvent à se réguler et à clarifier. Mais quand un problème se répète, fait souffrir, ou bloque durablement, un accompagnement (hypnose, approche systémique, etc.) permet d’aller plus loin et plus vite, de manière structurée.

Le rythme répétitif, l’attention aux sensations, la baisse des sollicitations et la durée favorisent un état proche de la méditation active. Les études montrent aussi un effet positif sur la génération d’idées. (news.stanford.edu)

Oui : on travaille avec des objectifs clairs (apaisement, sommeil, confiance, décision, charge mentale, transition de vie…), et on mobilise vos ressources internes par l’imaginaire, le corps, et l’attention.